Une maman pas ordinaire épisode 1

épisode 1
Vous vous demandez pourquoi je suis une maman pas ordinaire ?
Trois ans de batailles pour avoir notre deuxième petit garçon, des hauts et des bas, des questions plein la tête : pourquoi nous ? Pourquoi ça ne fonctionne pas ? Tous les tests sont bons, aucun problème. Peut-être qu’il nous fallait ce temps pour nous préparer à affronter la suite que je n’aurais jamais imaginé avant la naissance de Jarod.

Il est né en le 6 septembre 2009 et, demain, il aura 5 ans. Ces années m’ont fait grandir et changer ma façon de voir la vie. On a un toit, à manger et tout ce qu’il faut pour nos enfants. Et pourtant un vendredi de juin 2010, mon monde va s’écrouler, ce monde où je croyais être à l’abri.

Ce jour-là sera gravé à jamais dans ma mémoire. Jarod avait un peu de fièvre au moment où je l’ai mis au lit. Comme toute bonne maman, je lui ai mis un suppositoire pour faire descendre la température et je l’ai couché. Vingt minutes plus tard, j’entends des cris bizarres.En ouvrant la porte, je vois mon fils le corps tendu et la bouche bleue. Il ne répond plus, ne bouge pas. J’ai cru qu’il était mort ! J’ai ressenti une douleur immense et mon monde s’est effondré sous mes pieds.

Le médecin nous a parlé de convulsions fébriles et nous a dit qu’il ne fallait pas s’inquiéter, que c’étaient des choses qui peuvent arriver. Malheureusement, ça n’a pas été qu’un épisode, beaucoup d’autres vont suivre et vont me mener sur le chemin du changement intérieur. L’apprentissage de l’acceptation, du lâcher prise, du pardon, de l’affirmation, de l’amour et du vécu de l’instant présent…

Avez-vous, vous aussi, vécu une ou plusieurs épreuves qui vous ont bouleversés et changés à tout jamais ?
Quand cela arrive, et pour pouvoir aller de l’avant, il faut voir le problème comme un cadeau de la vie. Je vous entends déjà : et puis quoi encore, c’est impossible ! Et pourtant, oui, c’est possible. Il suffit de changer votre regard sur la situation et, au lieu de vous poser en tant que victime, statut qui ne vous apporte aucune solution, devenir acteur de votre vie !

La première étape est d’accueillir nos émotions:

Pourquoi ? Parce que nos émotions sont là pour nous avertir qu’il y a quelque chose en nous qui doit être résolu. Si nous l’ignorons, cela risque d’entrainer des problèmes d’ordre physique et psychologique tels que fatigue, crises d’angoisse, dépression, burnout, etc…

Dans notre société actuelle, tout est source à l’oubli de nos émotions : la surcharge de travail, la télévision, les ordinateurs, l’alcool et j’en passe. Nous en sommes même parfois conscients. Nous essayons d’enfouir ces ressentis derrière une suractivité sportive, professionnelle, thérapeutique. Nous pansons rapidement nos plaies superficielles sans nous attarder sur le fond, sur toutes ces émotions que nous enfouissons. Notre corps conserve tout en mémoire et continuera d’attirer notre attention sur elles, jusqu’à ce que son message soit entendu.
La première chose à faire est donc d’accueillir les émotions aussi désagréables qu’elles soient sans les juger.

Deuxième étape : Identifier l’émotion:

Il important de mettre un nom sur cette émotion pour pouvoir la comprendre. Bien souvent, nous ne nous arrêtons que sur les émotions négatives comme inconfort, malaise, nervosité, peur, inquiétude, insécurité, déception, colère, impatience, surchargé, déprime, isolement, rejet, tristesse, etc.

Si vous écoutez bien les gens parler, vous les entendrez dire : je suis en colère, je suis triste, … etc. Rien que le fait de parler comme ça les empêche de vivre l’émotion et, au contraire, les fige dans leurs paroles, car on n’est pas en colère mais on se sent en colère. Vous allez penser peu importe, c’est la même chose. Être c’est ce qu’on est : nous sommes des êtres humains, nous sommes une fille ou un garçon, ce sont des choses qui ne se changent pas. Donc être en colère vous empêche de pouvoir accueillir cette émotion et de pouvoir revenir dans la sensation de joie, car chaque émotion négative à son émotion positive.

Donc dire nous nous sentons en colère, c’est ce qui permettra à votre être en entier d’accueillir cette émotion, car il saura que ce n’est que pour un instant T et non quelque chose de cristallisé dans son âme.

La troisième étape : trouver la situation qui a déclenché l’émotion:

Savoir ce qui a déclenché cette émotion est important. Cela nous fait comprendre ce qui ne nous a pas plu et comment nous aurions voulu que ça se passe. Souvent, c’est une de nos valeurs fondamentales qui a été touchée, qui n’a pas été respectée, que cela soit par nous-même ou par quelqu’un d’autre. Puis, il faut identifier pourquoi cette valeur a été meurtrie, que faire pour changer. Comment faire différemment pour me respecter et que les autres me respectent. N’oublions pas que l’attitude des autres vis-à-vis de nous ainsi que les situations dans lesquelles nous nous trouvons sont notre miroir. Si ces attitudes et/ou situations ne vous plaisent pas, c’est qu’elles sont le reflet de ce que vous aimeriez changer en vous.

Nous arrivons à la quatrième et dernière étape : Se mettre en action

Après avoir accueilli, identifié l’émotion et trouvé la situation qui en a été le déclencheur, il est temps de se mettre en action pour changer la chose qui, dans notre vie, ne nous convient plus. Si nous ne faisons pas ce travail, il est fort probable qu’une autre situation vienne rapidement nous affecter et cela jusqu’à ce que l’on comprenne ce qu’il faut changer en nous pour aller mieux.

En ce qui me concerne, par rapport à la situation de mon fils, je me suis, dans un premier temps, tout simplement cachée derrière sa maladie pour oublier la douleur de l’émotion du premier jour qu’a été la peur de perdre mon enfant. Jarod a passé de thérapeute en thérapeute, jusqu’au jour où j’ai accepté qu’il faille d’abord que je travaille sur moi et sur ma peur de perdre mon enfant. Cette peur m’a rendue victime de cette situation durant 2 ans et a également été reportée sur mon fils et toute ma famille. Car n’oubliez pas ce que j’ai dit plus haut, les autres ne sont que le propre reflet de nous dans le miroir. Si je me sens triste mon fils se sentira triste, si je me sens heureuse mon fils se sentira heureux.

Alors Osez vivre votre vie et devenez acteur de celle-ci.
A bientôt pour un prochain épisode, bon week-end à tous.